Des femmes emportées et Des femmes qui portent sont deux séries de dessins sur les femmes migrantes, trop souvent invisibilisées quand on parle d’exil.

 

 

Des femmes emportées, série de 6 dessins, 30x40 cm, encre sur papier, 2015

Dans Des femmes emportées, le dessin est là pour dire ce que subissent systématiquement les femmes au cours de leur voyage. En plus de vivre les mêmes violences que tous les migrants, les femmes sont victimes de violences spécifiques, des violences liées à leur sexe. Viols, prostitution, traite, violences conjugales… Ici, elles sont les proies d’oiseaux qui les emportent, les volent, les « envolent » vers des destinations inconnues.

 

Des femmes qui portent, série de 6 dessins, 30x40 cm, encre sur papier, 2015

Aujourd’hui, elles marchent. Elles avancent pour se soustraire à la précarité, à l’injustice, pour fuir la guerre, les persécutions, la misère. Derrière elles, une maison, une ville, un pays... Derrière elles, une famille, des ami-e-s, des voisin-e-s, des camarades... Demain, elles porteront en plus la faim, le froid, la violence des passeurs, des autorités, les traversées en canots misérables, la mort qui rôde toujours.

C’est dans l’espace public que ce travail prend tout son sens. Pour les femmes migrantes, la rue est le lieu de tous les dangers, celui dont il faut disparaître mais qu’elles ne peuvent éviter. Ainsi, elles tentent au maximum de se rendre invisibles. Le collage est donc un moyen de les visibiliser sans risque, de dire qu’elles existent et de leur rendre hommage. Ainsi, Des femmes qui portent et Des femmes emportées ont été collées dans de nombreux endroits, à Brest, à Calais, à Morlaix, au Cloître Saint Thégonnec, à Paris, à Berlin et ailleurs...

 

Quelques photos des collages ci-dessous :

Au Cloître St Thégonnec

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Dans la jungle de Calais en 2015

A Brest le 25 novembre 2015, pour la journée internationale de lutte contre les violences masculines

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