Y'a pas de problème, animation vidéo en monotypes, 2018

Y’a pas de problème reprend une courte scène extraite d’un film pornographique, comme on en trouve  tant et tant sur internet. 

 

Qu’y voit-on ? 

Une femme, trois hommes. La femme est pénétrée par deux de ces hommes. L’un des deux la fesse. Le troisième la gifle pendant qu’elle le masturbe. 

A ces images s’ajoute une rassurante voix de femmes qui répète inlassablement «qu’il n’y a pas de problème », que ce que l'on a sous les yeux «ce n’est pas de la violence».

 

C’est la représentation classique véhiculée par la pornographie, c’est son essence même : Apprendre aux hommes à jouir des violences qu’ils exercent sur les femmes, à jouir de leur agressivité, à jouir de leur égoïsme, à jouir de leur cruauté. Et, plus fort encore, apprendre aux femmes à jouir des violences que les hommes leur font subir, à jouir de la douleur physique, à jouir de l’humiliation, à jouir de l'avilissement. Apprendre aux femmes à jouir de la domination masculine.

 

Techniquement, la vidéo est réalisée en monotype, un procédé d'impression en transfert : je pose ma feuille de papier sur une surface recouverte d’encre, puis viens dessiner au dos de celle-ci. En plus du motif dessiné, des tâches s’impriment sur la feuille, elles viennent la salir, la noircir, la polluer, comme le fait la pornographie sur nos consciences et nos vies. 

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